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  • : mayotte photos plongee
  • : photography and scuba diving in the Indian and atlantic Ocean. Avec ses images sous-marines, aériennes et terrestres de mes voyages, le but de ce blog est de vous faire découvrir la variété de la faune et de la flore. Ces photos ne sont pas toutes «techniquement» parfaites, mais je m’attache d’abord à saisir l’opportunité et l’instantané. La diversité extraordinaire de la nature est un vrai régal pour les yeux, alors bon visionnage !
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Mercredi 10 février 2010 3 10 /02 /2010 00:06


La squille est un crustacé répandu dans les mers de l’océan Indien et Pacifique, l’Afrique orientale.

2010-01-30 b4 squille

La squille multicolore (Odontodactylus scyllarus) ou squille mante est un crustacé de la famille des Odontodactylidae.

Elle  peut atteindre les 20 cm de long. On le trouve généralement sur les fonds sableux près des récifs coralliens jusqu’à 20 m de profondeur.

La journée, elle reste dans son terrier à guetter ses proies et il se déplace la nuit à la recherche d’autres crustacés et poissons.

Assez rare à observer en dehors de son terrier.

2010-01-30 b4 squille (2) 

Classification

Règne Animalia,   Embranchement   Arthropoda,  Sous-embr.       Crustacea,

Classe Malacostraca,  Sous-classe     Hoplocarida,  Ordre   Stomatopoda

Famille            Odontodactylidae,  Genre     Odontodactylus

Nom binominal : Odontodactylus scyllarus (Linnaeus, 1758)

 2009-10-25-Squille--3-.jpg

 

Quelques infos glanées sur le net concernant cette étonnante squille !

© : http://209.85.229.132/search?q=cache:MMSC5bVUBUcJ:mars.reefkeepers.net/Bio/Description/InvertCarnivores.html+Odontodactylus+scyllarus&cd=16&hl=fr&ct=clnk&gl=fr

 

Les crevettes mantes se répartissent en deux catégories : les briseuses et les harponneuses. Les premières ont leurs deux grandes pattes avant pourvues d'un marteau qu'elles peuvent utiliser avec une grande violence pour briser les crustacés (crabes, bernards l'ermite,...) en 4 ou 5 coups : Ce sont en effet les invertébrés les plus rapides du monde marin : Elles donnent des coups de leurs pattes avant en 1/1000 ème de seconde, et les gros spécimens atteignent la puissance d'impact d'une balle de 22 LR ! Autant dire qu'il faut éviter de jouer avec des spécimens adultes !

Les Harponneuses ont elles un dard qui leur sert à transpercer leurs proies.

En dehors de leurs armes naturelles, les Crevettes Mante se défendent soit en fuyant à reculons à l'aide de contractions fulgurantes de leur abdomen, soit en tentant d'effrayer leur adversaire en se repliant sur elle-même et en tendant vers l'avant leur queue et les appendices ressemblant à des yeux qui les ornent. Elles ne sont pas craintives et peuvent attaquer un poulpe dix fois plus gros qu'elles pour défendre leur territoire.

Loin de se limiter à cela, ces animaux y associent une intelligence remarquable, et une vision 360° allant des UV aux infra rouges ! On les trouve dans toutes les mers tropicales, et leur chair est réputée pour être sensiblement meilleure de la langouste ou le homard !

2008-07-23-Squille-zoom.jpg  

 

© Biophysique: http://www.pourlascience.fr/ewb_pages/a/actualite-optique-de-haute-technologie-chez-la-crevette-mante-23620.php

 

 

Optique de haute technologie chez la crevette-mante

 

Les yeux de la crevette-mante ont, en matière de détection de la polarisation de la lumière, des performances bien supérieures à celles des dispositifs fabriqués par l'homme.

Maurice Mashaal

squille3zoom.jpg 

Certaines crevettes-mantes, ou squilles, n'ont pas seulement la particularité de donner des « coups de poing » violents, au point de briser la paroi d'un aquarium. Comme bien d'autres animaux, ces crustacés marins sont sensibles à la polarisation de la lumière, c'est-à-dire à la direction dans laquelle oscille le champ électrique des ondes lumineuses. Et, comme l'ont montré en 2008 Tsyr-Huei Chiou, de l'Université du comté de Baltimore dans le Maryland, et des collègues, la squille multicolore (Odontodactylus scyllarus) distingue même la polarisation circulaire droite de la polarisation circulaire gauche (la polarisation est circulaire quand la direction du champ électrique tourne autour de l'axe de propagation de l'onde lumineuse ; elle est gauche ou droite selon le sens de rotation). Nicholas Roberts, de l'Université de Bristol, T.-H. Chiou et deux autres collègues viennent d'analyser la structure biophysique qui confère à l'œil de la squille son étonnant pouvoir.

 

Les yeux (composés) de la squille comportent une bande médiane constituée de rangées d'ommatidies (yeux élémentaires) alignées. Les chercheurs supposaient que, au sein de cette bande médiane, des cellules photosensibles d'un certain type sont responsables du pouvoir de discrimination de la polarisation lumineuse. Plus précisément, ils suggéraient que ces photorécepteurs fonctionnent comme une « lame quart d'onde » : une lame de matériau biréfringent, où la vitesse de propagation de la lumière dépend de la direction de polarisation, et qui déphase d'un quart de cycle ondulatoire (ou 90°) une onde polarisée selon une certaine direction par rapport à une onde polarisée dans la direction perpendiculaire. Une lame quart d'onde a notamment pour effet de transformer une onde de polarisation circulaire en une onde polarisée linéairement.

squille.jpg 

En étudiant la structure des photorécepteurs et en effectuant des mesures par microscopie et des calculs optiques, N. Roberts et ses collègues ont confirmé cette hypothèse. Les cellules photoréceptrices en jeu contiennent un faisceau de microtubes lipidiques longs de 150 micromètres et faisant 40 nanomètres de diamètre externe, qui contiennent des photopigments. Les mesures optiques sur ces structures ont montré qu'elles agisssent effectivement comme une lame quart d'onde, mais aussi que cette propriété est achromatique : elle est indépendante de la longueur d'onde lumineuse, sur toute l'étendue du spectre visible.

 

Comme le confirment des calculs fondés sur une modélisation des structures tubulaires, ces propriétés résultent de la combinaison d'une biréfringence effective liée à l'empilement périodique de nanostructures et de la biréfringence intrinsèque des microtubes.

 

L'achromaticité des « lames quart d'onde » de la squille est une caractéristique remarquable, dont les avantages biologiques restent cependant à éclaircir. La plupart des dispositifs optiques quart d'onde fabriqués par l'homme, très utilisés en recherche scientifique et dans certaines applications, ne sont achromatiques que sur une gamme plus ou moins restreinte de longueurs d'onde (moins de la moitié du spectre visible). Une fois de plus, la nature fait mieux que l'homme ; mais il suffit souvent de découvrir comment pour que les ingénieurs s'en inspirent.

 


Par GILDAS(;)o - Publié dans : Crutacés - Communauté : Le Chemin des orties
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